Jeudi 5 février, le service Valorisation des Relations entreprises a organisé la deuxième édition du Lunch entreprises, le rendez-vous qui invite à découvrir les parcours et retours d’expérience des Alumni de l’IAE Paris-Sorbonne en toute convivialité.
Après la présentation des dernières enquêtes d’insertion et d'évolution professionnelles par Bénédicte Pouëssel, Responsable du service Valorisation des Relations entreprises, place à la table ronde animée par Charlotte Neuville, Chargée de relations entreprises sur le thème “L’employabilité des formations de l'IAE Paris-Sorbonne et les attentes des diplômés” en présence de :
- Margaux Bouty, Chargée de Ressources Humaines - Deletec
- Sébastien Debord-Coutarel, Responsable du recrutement de Talents - Clarins
- Matthieu Fredon, Talent Acquisition & Campus Manager – Manufacturing & Supply Chain - Louis Vuitton
Ces trois Alumni du Master RH&RSE en formation continue et en alternance (promotions 2023-2024) ont partagé leur retour d'expérience à 360 degrés, abordant à la fois leurs études à l’IAE Paris-Sorbonne et leur parcours professionnel dans le domaine des ressources humaines.
La table ronde s’est déroulée en deux temps, avec un premier échange sur l’employabilité des formations de l’IAE Paris-Sorbonne puis sur les attentes de nos diplômés et l’adaptation des entreprises.
Retour sur quelques échanges clés
Margaux, vous étiez en alternance, pouvez-vous nous présenter votre parcours à l’IAE Paris-Sorbonne ?
En master, j’ai choisi de faire de l’alternance, car j’avais envie que ce soit concret et de m'éloigner un peu du 100% théorique. Par ailleurs l’alternance me permettait de développer de l’expérience, ce que je n’avais pas auparavant.
J’ai été directement approchée par Deletec lors de ma recherche d’alternance. Ma manager avait vu mon CV sur la CVthèque du réseau IAE France et ça a tout de suite bien fonctionné entre nous.
Sébastien, votre diplôme vous a aidé sur le marché du travail ?
Je ne suis pas entré à proprement parler sur le marché du travail, puisque j’ai poursuivi mon parcours au sein de la même entreprise. En revanche, cette transition a marqué pour moi l’entrée dans un nouveau champ professionnel : les ressources humaines. En quittant l’IAE Paris-Sorbonne, je me suis senti beaucoup mieux armé pour relever les nouveaux défis qui se présentaient à moi. Le master m’a apporté des connaissances solides et structurantes, qui ont renforcé ma légitimité dans un domaine jusqu’alors nouveau, d’autant plus qu’il s’agissait d’une reconversion professionnelle après vingt années passées dans les achats.
Vous aussi Matthieu, c'était une reconversion professionnelle, que pouvez-vous nous dire sur votre parcours et votre entreprise ?
[...] Je suis diplômé d’un master en Marketing, et j’ai débuté ma carrière dans une start-up de parfums de niche. [...] J’ai ensuite poursuivi mon parcours dans l’univers de la cosmétique, sur des postes de responsable de la sous-traitance, puis dans les achats chez Sephora. [...] À un moment de ma carrière, j’ai ressenti le besoin de faire une pause, de prendre du recul. J’ai réalisé un bilan de compétences, qui a confirmé une intuition que j’avais depuis longtemps : l’envie de me tourner vers les ressources humaines, et plus particulièrement vers les sujets liés aux talents, aux parcours et au développement des personnes. C’est dans ce contexte que j’ai intégré l’IAE Paris-Sorbonne, au sein de l’Executive Master RH & RSE, qui a été un véritable tournant pour moi. Aujourd’hui, je suis Talent Acquisition & Campus Manager chez Louis Vuitton, sur le périmètre supply chain et manufacturing, avec un rôle très orienté sur l’attractivité des métiers, le lien avec les écoles et l’accompagnement des talents de demain.
Sébastien, l’Executive Master RH&RSE a répondu à vos attentes ?
La formation continue de l’IAE Paris Sorbonne a été déterminante dans l’atteinte de mes objectifs professionnels. Elle m’a tout d’abord permis d’acquérir de solides connaissances théoriques et transverses sur l’ensemble des composantes de la fonction RH. Ces apports m’ont donné les clés pour analyser les situations, comprendre les enjeux et surtout construire mes propres solutions et stratégies RH, en cohérence avec les contextes organisationnels rencontrés.
C’est, selon moi, la principale différence avec d’autres formations, qui proposent davantage un panel de solutions “clé en main”. L’approche universitaire de l’IAE Paris Sorbonne vise au contraire à transmettre les fondamentaux et les cadres d’analyse nécessaires pour concevoir des réponses adaptées, plutôt que de les appliquer.
Enfin, la présence d’intervenants professionnels est venue utilement compléter et équilibrer ces apports théoriques, en les ancrant dans la réalité opérationnelle des entreprises et en favorisant des échanges concrets sur les pratiques RH.
Matthieu, qu’est-ce que l’Executive Master RH&RSE vous a apporté ?
[...] De mon côté, cette formation à l’IAE Paris-Sorbonne m’a surtout permis de m’acculturer à la richesse et à la complexité des ressources humaines. Elle m’a donné des clés de lecture, un cadre théorique solide, qui m’aide encore aujourd’hui à mieux comprendre les enjeux opérationnels, à dialoguer avec les managers et à prendre des décisions plus éclairées.
Margaux, aujourd’hui, qu’attendez-vous d’une entreprise pour vous sentir pleinement épanouie ?
Pour me sentir vraiment épanouie dans une entreprise, il y a d’abord la question des valeurs. C’est essentiel pour moi d’évoluer dans un environnement où je me reconnais, où ce qui est affiché correspond vraiment à ce qui est vécu au quotidien.
Ensuite, il y a évidemment l’équipe. Travailler au quotidien avec des personnes où il y a une bonne entente, où l’on peut échanger simplement, se dire les choses, ça joue énormément sur l’envie de s’investir et de rester dans une entreprise.
Et enfin, les missions, j’ai besoin de missions qui m’intéressent, mais surtout qui évoluent. Ne pas avoir l’impression de faire exactement la même chose tous les jours, pouvoir apprendre, se renouveler et évoluer. C’est clairement ce qui me permettrait de me sentir pleinement épanouie sur le long terme.
Et vous Sébastien ?
J’attends avant tout d’une entreprise, un environnement de travail fondé sur la bienveillance et le respect des personnes. Un cadre dans lequel la qualité des relations, la confiance et l’écoute sont réelles, et où l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est pleinement pris en compte.
J’attache également une grande importance aux perspectives d’évolution, qu’il s’agisse de développement des compétences, de mobilité interne ou de changements de métiers. La possibilité d’évoluer, de se réinventer et d’explorer différents parcours au sein d’une même organisation est pour moi un levier essentiel d’engagement et d’épanouissement professionnel.
Matthieu, souhaiteriez-vous ajouter quelque chose ?
J’attends avant tout qu’une entreprise soit capable d’accompagner ses collaborateurs dans la durée. Cela passe par des parcours de carrière lisibles, des programmes de développement adaptés, et une attention portée à l’expérience collaborateur à chaque étape : de l’onboarding jusqu’aux évolutions internes. L’épanouissement repose aussi sur un management inclusif, à l’écoute, qui favorise le dialogue et la responsabilisation. [...]
Dans vos réponses, on note beaucoup de points similaires : la confiance, les valeurs, l'équilibre et le sens. Parfois le parcours professionnel peut aussi s’accompagner de choix, de compromis, qu’en pensez-vous ?
Sébastien : Je n’avais pas de parcours idéal prédéfini en tête. Avec le recul, je suis aujourd’hui globalement très satisfait de mon cheminement professionnel, notamment parce qu’il m’offre à la fois des conditions matérielles et un environnement intellectuel en adéquation avec mes attentes.
Le principal compromis que j’ai néanmoins dû accepter concerne mon rapport à la nature. Mon métier actuel est en effet largement déconnecté de cet univers, alors même que la nature constitue une passion importante pour moi. J’ai toutefois su adapter mon mode de vie afin de maintenir un lien régulier avec elle, ce qui me permet de trouver un équilibre et de conserver un niveau de frustration tout à fait acceptable.
Matthieu : Honnêtement, je n’ai pas le sentiment d’avoir dû faire de sacrifices majeurs. Je crois profondément en un monde des possibles, où les barrières existent mais peuvent être contournées avec de la persévérance, de la curiosité et du travail. Le “sacrifice” le plus difficile à mesurer, c’est sans doute le temps : le temps consacré à se former, à se remettre en question, à repartir parfois de zéro. [...]
Margaux : [...] J’ai choisi ma stabilité et mon équilibre, et je ne regrette absolument pas.