Chaire Management et Gouvernances des Coopératives Financières : "Quels défis pour le modèle coopératif ?"

21/11/2017

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Conférences / Rencontres



Conférence de la chaire MGCF - "Quels défis pour le modèle coopératif ?"
Octobre 2017 - IAE Paris Sorbonne Business School

 

Les évolutions du modèle coopératif ont toujours été le produit de contraintes réglementaires, de pressions concurrentielles et, également, du respect de principes fondateurs les distinguant clairement des secteurs marchand et public, de choix stratégiques et d'innovations organisationnelles de la part des coopératives elles-mêmes.


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Introduction à la première table ronde - Quels défis pour la gouvernance des coopératives financières ?

 

Table ronde n°1 - Quels défis pour la gouvernance des coopératives financières ?

Modérateur : Eric Lamarque, Professeur IAE de Paris, Université Paris-1 Panthéon Sorbonne, Directeur de la Chaire MGCF

Avec :

- Djamel Bouzemarene, Regulation department - European Banking Authority
- Hervé Guider, Directeur Général de l'EACB
- Michel Roux, Directeur Général, FNBP
- Michel Seguin, Professeur à l'UQAM, chaire Guy Bernier sur la coopération et élu au sein d'une caisse Desjardins

Les questions de gouvernance et de fonctionnement des organes délibérants et de surveillance ont pris une place particulière dans la cadre réglementaire proposé par le comité de Bâle. Il ne prend pas en compte les spécificités de la gouvernance des coopératives financières ou il considère que celles-ci doivent naturellement s’adapter à ce « one best way » de la gouvernance bancaire, tel qu’il le définit. Les notions d’administrateur indépendant, les pratiques d’évaluation de la compétence, de la probité et de l’implication des administrateurs sont explicitement avancées comme dans les entreprises actionnariales. Ces critères posent clairement la question de principes fondamentaux de la constitution des conseils comme la représentativité territoriale ou les principes de désignation des administrateurs des organes centraux. Cette table ronde a donc pour vocation à regarder comment les coopératives financières s’adaptent à ce nouveau contexte et au renforcement des responsabilités de leurs conseils, dernièrement en matière de gestion des risques. Entre poursuite de la mission d’explication et d’influence auprès des régulateurs et la mise en conformité des pratiques de gouvernance, quels défis se présentent aujourd’hui pour maintenir la différence coopérative tout en satisfaisant aux exigences réglementaires ?
 

 

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Introduction à la seconde table ronde - Comment évaluer la RSE des coopératives financières ?



Gouvernance et Management Revue Française de Gestion

 

Table ronde n°2 : Comment évaluer la RSE des coopératives financières ?

Modérateur : Damien Mourey, Maitre de Conférences, IAE de Paris, Université Paris-1 Panthéon Sorbonne, GREGOR

Avec :

- Aurélien Acquier, Professeur, ESCP Europe
- José Allouche, Professeur Emérite, IAE de Paris, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
- Laurent Bourguignat, Directeur de la Stratégie et du Développement coopératif, FNBP
- Perrine Lantoine, Chef de projets RSE et Microfinance, FNCE

Les contraintes économiques ainsi que des changements réglementaires significatifs affectant certains secteurs économiques remettent en cause au moins partiellement le modèle des coopératives dans leurs principes fondateurs. En particulier, le secteur des banques coopératives a aujourd'hui du mal à faire entendre ses spécificités auprès du régulateur européen et les banques coopératives se trouvent soumises aux mêmes contraintes que les banques capitalistes. La problématique générale des coopératives financières (banques, mutuelles et assurances) est donc d'être en mesure de prouver leur capacité à incarner l'ensemble des principes fondateurs de cette forme originale et plurielle d'association. Cette nécessité de repenser les fondements de la légitimité du modèle coopératif intervient également au moment où les entreprises financières capitalistes s'engagent - au moins dans des discours - à être responsables d'un point de vue social et environnemental et à rendre compte de leurs actions dans ces domaines.

Dans quelle mesure les démarches de RSE engagées par les coopératives financières (banques, mutuelles et assurances) sont-elles spécifiques par rapport aux autres banques du secteur privé ? Existe-t-il des différences dans la communication et la perception par le public de la RSE des coopératives financières par rapport au secteur financier capitaliste ? Comment les principes fondateurs du mouvement coopératif s'incarnent-ils dans ces démarches en termes de valeurs, pratiques, méthodes d'évaluation de leur impact sociétal et environnemental ? Quelles innovations dans les approches de la mesure de la création de valeur sociale peut-on observer dans le secteur financier et en particulier les coopératives financières ? Comment se manifeste la gestion des parties prenantes plurielles des coopératives financières (sociétaires, acteurs locaux des territoires, salariés, etc.) dans l'approche RSE de ces organisations ? Dans quelle mesure, la RSE peut être un moyen de légitimer l'appartenance des coopératives financières dans le champ de l'Economie Sociale et Solidaire ?

 


 


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