20/04/2015

Master Contrôle-Audit - Formation continueMaster Contrôle-Audit - Formation initiale

Conférences / Rencontres

Le 7 avril 2015 s’est tenue la conférence du Club Contrôle-Audit.

Chaque année, le PCB (produit criminel brut) s’élève à près de 2.000 milliards de dollar dans le monde réinvestis dans les entreprises industrielles et commerciales classiques. Au total, l’argent sale, noir (argent criminel) et gris (délinquance financière), représente plus de 10 % du PIB mondial.

Eric Vernier, Docteur en finance et Directeur de l’IRSI, Expert APM et Expert Francis Lefebvre, a détaillé les principaux mécanismes de blanchiment (marché de l’art, marché financiers, opérations de financement…) en remarquant que le blanchiment pouvait se limiter à un simple jeu d’écriture avec un acteur souhaitant noircir des fonds (obtention d’espèces à des fins de corruption par exemple).

La lutte contre le blanchiment et la fraude fiscale, si elle est complexe et assez peu efficace, est néanmoins nécessaire. Elle se fortifie régulièrement (4ème directive européenne, accords FATCA, OCDE,…) mais les forces en jeu sont inégales. D’un côté, des réserves immenses tant monétaires qu’humaines, de l’autre, des autorités aux moyens limités confrontées à des circuits difficiles à déceler à cause des frontières qui empêchent les juges et les policiers de remonter les filières.

Les impacts économiques et sociaux, souvent méconnus, sont extrêmement préjudiciables. L’argent sale appauvrit les pays en voie de développement et enrichit, une fois blanchi, les pays riches, l’évasion fiscale des pays du Sud interdit tout espoir de développement, certaines techniques amènent les blanchisseurs à concurrencer de manière déloyale les entreprises du secteur légal…

La présentation s’est conclue par de très nombreuses questions et une invitation à venir, lors d’une prochaine conférence du club Contrôle Audit Finance, développer les moyens de lutte des entreprises confrontées à ces pratiques.

06/03/2015

Master Management des Associations - Formation continue

Conférences / Rencontres

Le Master Management des associations de l’IAE de Paris a accueilli une table-ronde le samedi 24 janvier sur le thème "Solidarités numériques et économie collaborative : quelle place pour les associations ?"

Pour discuter de la place des associations dans l'économie collaborative, une table ronde a été organisée par Philippe Eynaud, Maître de conférences dans le Master Management des associations de l’IAE de Paris et Frédéric Sultan.


Retour en vidéos sur la conférence :

Introduction de Philippe Eynaud, Maître de conférences IAE de Paris.


Intervention de Frédéric Sultan

 

Intervention de Asma Guedira, Connector à OuiShare, communauté internationale, think tank de référence et incubateur de projets dans le domaine de l'économie collaborative


Intervention de Sébastien Goelzer, pour les Vergers Urbains sur le quartier Chapelle / Pajol / Marx Dormoy ( Paris)


Intervention de Tom Boothe, fondateur de La Louve, une grande surface de distribution alimentaire collaborative

Intervention de Etienne Hayem, porteur du projet de monnaies complémentaires Symba en Ile de France

Intervention de Bruno Carballa Smichowski, dotorant en économie Paris 13, travaillant sous la direction de Benjamin Coriat

 

Intervention de Etienne Hayem, porteur du projet de monnaies complémentaires Symba en Ile de France


Intervention de Eric Sultan


Questions à Bruno Carballa Smichowski, dotorant en économie Paris 13, travaillant sous la direction de Benjamin Coriat

 

23/02/2015

Master Contrôle-Audit - Formation continueMaster Contrôle-Audit - Formation initiale

Conférences / Rencontres

Le 2 décembre 2014 s’est tenue la conférence du Club Contrôle-Audit.

Alors que les organisations font l’objet d’un mouvement perpétuel de réorganisation, les services comptables et financiers qui ont longtemps été préservés connaissent aussi depuis le début des années 2000 d’importantes mutations.

Si la solution de l’externalisation est souvent évoquée, c’est celle du Centre de Services Partagés (CSP) qui est la plus souvent adoptée. Franck Boyer, au travers de ses expériences chez Rio Tinto Alcan puis chez Sodiaal, a présenté les caractéristiques essentielles de ce type de structure : missions, gouvernance, référentiels et pilotage.

Les effets induits sur les modes de fonctionnement des directions financières sont considérables : des procédures plus formalisées, des contrôles systématisés, une spécialisation accrue des membres du CSP avec la possibilité de proposer de véritables parcours professionnels… Pour le groupe, les gains de productivité sont rapides et l’amélioration de la qualité des prestations reconnue par l’ensemble des partenaires.

Selon Franck Boyer, les risques ne doivent toutefois pas être négligés. Les membres du CSP doivent, outre les activités comptables traditionnelles, intégrer les questions d’organisation et de formalisation dans un contexte où la pression s’accroît. Des divergences peuvent également apparaître entre les projets à moyen long terme du CSP et les attentes immédiates des clients.

La présentation s’est conclue par de riches échanges sur les difficultés et les intérêts de ce type de réorganisation et sur les évolutions possibles vers une externalisation de certains processus.

03/02/2015

Master Contrôle-Audit - Formation continueMaster Contrôle-Audit - Formation initiale

Conférences / Rencontres

Le 7 octobre 2014 s’est tenue la conférence du Club Contrôle-Audit consacrée aux évolutions du cadre conceptuel des IFRS. Après avoir rappelé les missions de l’IASB, Philippe Danjou membre du Board depuis 2006 a évoqué le contenu, le statut et l’utilité du cadre conceptuel. Les académiques français reprochent au référentiel IFRS d’être essentiellement tourné vers les actionnaires alors que le système français était orienté vers les créanciers et l’Etat. Malgré ces critiques ce cadre conceptuel est globalement accepté par les entreprises.

Philippe Danjou a synthétisé les fondements du cadre conceptuel : fournir une information financière aux investisseurs et aux apporteurs de capitaux, informations qui répondent néanmoins aux attentes des stakeholders. Il s’agit non seulement d’une vision libérale mais également mondialisée ; en effet, dès 1995 il a été demandé à l’IASB de proposer un langage universel de communication financière.

Le projet de révision qui doit aboutir en 2015 doit mettre à jour les définitions fondamentales (actifs, dettes, revenus…) mais aussi fournir des réponses aux dérives observées dans les domaines de l’évaluation, de la mesure du résultat (comprehensive income) et des informations publiées. Parmi les points faisant débat, ont été développés le rôle de la prudence, la prise en compte du modèle économique et des variations de valeur dans la mesure de la performance.

En conclusion et avant de répondre aux nombreuses questions de la salle, Philippe Danjou a fortement relativisé l’importance de la juste valeur dans les états financiers publiés en IFRS.

19/01/2015

Master Management des Associations - Formation continue

Conférences / Rencontres

Le Master Management des associations de l’IAE de Paris a accueilli une table-ronde le samedi 2 octobre sur le thème « Le don en ligne est-il l’avenir de la collecte en France ?».

Pour discuter des enjeux et de l’avenir du don en ligne, une table ronde a été organisée par Sophie Rieunier et Philippe Eynaud, Maîtres de conférences HDR et enseignants dans le Master Management des associations de l’IAE de Paris.

En 2004, les donateurs français ont surpris en optant de manière inédite et significative pour le don en ligne. Cela s’est fait à l’occasion de l’immense émotion soulevée par le Tsunami et face au sentiment d’urgence éprouvé alors par les donateurs.
Depuis cette date, ce mode de paiement s’est largement banalisé. Une étude de l’IFOP a montré en 2012 un fort ancrage de ce type de dons auprès des donateurs classiques.

Retour en vidéos sur la conférence :

Intervention de Yaële Aferiat, Directrice de l'Association Française des Fundraisers.


Intervention de Mathilde Cuchet-Chosseler, Déléguée déontologie et relations extérieures - Comité de la Charte

 

Intervention de Christophe Leroux, Directeur de la communication et de la collecte de la Ligue contre le Cancer


Intervention de Jacques Malet, Directeur de 'Association "Recherches et Solidarités"


Intervention de Philippe Eynaud, Maitre de conférences à l’IAE de Paris

Intervention de Sophie Rieunier, Maitre de conférences à l’IAE de Paris

 

19/05/2014

Master Contrôle-Audit - Formation continueMaster Contrôle-Audit - Formation initiale

Conférences / Rencontres

Retour sur la conférence du Club Contrôle-Audit du 13 mai.

Le mardi 13 mai 2014, Sébastien Rouzaire, fondateur du cabinet de conseil KERIUS Finance, s’est exprimé sur la couverture des risques financiers dans le contexte de crise économique et financière, dans les locaux de l’IAE de Paris, sur invitation de Stéphane Lefrancq, enseignant du Master Contrôle-Audit de l’IAE de Paris.

La crise financière s’est manifestée par une hausse de la volatilité et une re-corrélation de nombreux actifs, entraînant des mouvements importants sur les portefeuilles, même diversifiés. Les variations de volatilité (à la hausse comme à la baisse) accentuent de surcroît le risque de conserver des positions non couvertes, que ce soit en taux d’intérêts ou en devises, et cela d’autant plus que dans ce contexte d’instabilité le coût de la couverture avait également considérablement augmenté à certaines périodes.

Confrontés à cette raréfaction des possibilités de diversification, les investisseurs se sont tournés vers des valeurs « refuges », indépendamment parfois de leurs caractéristiques économiques fondamentales (franc suisse, couronne norvégienne, yen japonais, métaux).

Cependant, cette volatilité offre également la possibilité de capter des niveaux de prix intéressants, à la condition essentielle de mobiliser les ressources nécessaires pour identifier ces opportunités. Dans ce contexte, la fonction finance joue un rôle central dans l’entreprise. Par exemple, l’afflux de liquidités engendré par les politiques des banques centrales permet d’obtenir des taux de financement attractifs, même si ces possibilités n’existent parfois que sur des fenêtres temporelles plus ou moins étroites.

Ce contexte marqué par la coexistence de risques importants et d’opportunités attractives requiert de porter une attention particulière à l’identification des risques supportés, qu’ils soient identifiés ou invisibles car inhérents au business model. Cela permet de les quantifier, de définir les limites acceptables et d’en déduire les caractéristiques de la protection à mettre en place. L’anticipation est essentielle, car le coût de cette protection peut s’avérer dirimant une fois le risque avéré.

05/05/2014

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Conférences / Rencontres

Le 29 avril 2014 s’est tenu à l’IAE de Paris un petit-déjeuner débat sur le thème « peut-on s’improviser Risk Manager ? »

Les crises économiques, financières, sociales et environnementales ont mis en évidence la nécessiter de structurer la gestion des risques. Le lancement de la formation « Management Transversal des Risques », fut l’occasion de revenir sur la professionnalisation de la fonction de Risk Manager dans différents secteurs d’activité.

Georges Chappotteau, Maître de Conférences associé à l’IAE de Paris, consultant et formateur en gestion des risques et contrôle interne, co-fondateur de Sigma Partners

Eric Lamarque, Professeur à l’IAE de Paris, coordonnateur de l’ouvrage « Management de la banque : risques, relation client, organisation »

Didier Vidal, Chief Risk Management Officer d’Ardagh Group, ancien directeur de la gestion des risques d’Alcatel Lucent
Sont intervenus sur le sujet.

Téléchargez la présentation de ce débat : « Le risk Management, une fonction qui ne s’improvise pas ! »



En savoir plus sur la formation

05/05/2014

Master Contrôle-Audit - Formation continueMaster Contrôle-Audit - Formation initiale

Conférences / Rencontres

Le 8 avril 2014 s'est tenue la conférence du Club Contrôle-Audit

Alors que depuis près de 20 ans l’orientation client est au cœur de nombreuses stratégies marketing, une majorité de contrôleurs de gestion n’a pas encore intégré dans ses outils le suivi de la satisfaction de ses clients (internes ou externes). Christian Barbaray, dirigeant fondateur d’INIT, spécialiste des études marketing clients, a présenté les enjeux de la fidélisation, les méthodologies de mesure et les utilisations de ces indicateurs.

Les nombreuses études académiques fournissent des indications sur la satisfaction client et ses impacts sur la fidélité et la rentabilité de l’entreprise : 30 à 40% de clients perdus chaque année, 1% d'amélioration du taux de rétention induit 10% de réduction des coûts, 5% d’amélioration du taux de rétention impacte favorablement le bénéfice de 50%... Même si les résultats sont variables d’un secteur à l’autre, la bonne connaissance de ces phénomènes va permettre d’engager des actions spécifiques et avec d’autant plus de conviction.

Les méthodologies d’étude déployées par INIT sont d’ampleur variable ; elles vont du sur mesure pour répondre aux questions spécifiques des grands acteurs du marché à des offres standardisées, « packagées », pour les plus petites structures (cabinets d’expertise-comptable, camping…). Les tableaux de bord produits fournissent au manager opérationnel des mesures par critère associées à une évaluation de son importance pour le client.
La présentation s’est conclue par de nombreuses questions relatives à l’intégration des indicateurs de satisfaction dans les outils décisionnels de l’entreprise et les spécificités sectorielles.

18/04/2014

Master Marketing et Pratiques Commerciales - Formation continueMaster Marketing et Pratiques Commerciales - Formation initiale

Conférences / Rencontres

La conférence sur le Big Data du 9 avril, vue par les étudiants du Master 2 Marketing

Mercredi 9 Avril, Alain Couttolenc, Directeur général de Nielsen Media Europe, s’est exprimé sur le sujet Big Data : new speed in targeting ; retour sur cette conférence plus que dans l’air du temps.
 
La Big Data, on entend parler de partout, mais  qu’est-ce que c’est  et comment l’intégrer dans notre stratégie marketing?

Alain Couttolenc nous présente le Big Data d’une manière atypique en le décrivant comme un problème plutôt qu’une solution. La problématique étant de savoir comment utiliser le Big Data et comment le rendre profitable.

Si la révolution numérique a signé la fin d’une consommation linéaire pour passer à une consommation multicanale, elle a aussi généré l’explosion des données, de la taille des serveurs, de la dépendance à l’instantanéité des informations.

Ainsi en s’alliant à Facebook, Nielsen a créé  une solution unique : Nielsen Online Campaign Ratings, qui croise les données « sociales » et les panels classiques et qui permet d’atteindre un niveau d’information extrêmement fin afin d’obtenir des cibles très qualifiées.

Avant, une entreprise utilisait le nombre de clics pour mesurer l’efficacité d’une campagne digitale (display, campagnes de liens, emailing, …),  maintenant on peut savoir combien de personnes de sa cible on touche, selon leur sexe et leur âge et sur quel support de communication.

Dans le même sens, Nielsen met en place une seconde solution. Il est maintenant possible de croiser des données twitter avec les audiences TV.  Les tweets des émissions TV sont analysés en masse, permettant de déterminer un «  scoring » des appétences de nos cibles (par exemple : fan de cinéma indien, fan du PSG, …).

A travers ces deux solutions Big Data Nielsen, nous voyons très bien l’intérêt futur d’hyper ciblage qu’ont les marques à investir sur ce terrain. Cependant, des questions peuvent se poser à l’avenir ; les consommateurs seront-ils friands de publicités entièrement ciblées sur leur comportement ? Quelles seront les limites de ce Watching comportemental sur internet ? Et surtout après la sanction maximale infligée par la CNIL à Google France pour non-respect de la confidentialité, quelle est la place de confidentialité du consommateur dans tout ceci ?

Les étudiants du Master 2 Marketing et Pratiques Commerciales : Marion Thierry, Hector Le et Pauline Serre

05/03/2014

Master Management des Associations - Formation continue

Conférences / Rencontres

Le Master Management des associations de l’IAE de Paris a accueilli une table-ronde le samedi 25 janvier sur le thème «Le web, les associations et les communs».

Cette manifestation était co-organisée par Philippe Eynaud, maître de conférences à l’IAE de Paris, et Frédéric Sultan, membre de l'association Vecam, avec l’aide de Claire Laigle et en partenariat avec la revue Juris Associations. Elle entre dans le cadre d’une unité d’enseignement du Master Management des Associations sur le management des systèmes d’information dans le secteur associatif. La table ronde a eu pour objectif de rendre compte au travers des témoignages de la façon dont les associations s’emparent, via le web de la question des communs.

A lire également sur le sujet, le dossier coordonné par Philippe Eynaud, publié dans Jurisassociations n°493 du 15 février 2014.

Introduction de la table ronde

Philippe Eynaud, Maitre de conférences à l’IAE de Paris, Université Panthéon Sorbonne
Master Management des associations

 

Frédéric Sultan, Membre de l’association Vecam, Remix The Commons

 

Première partie de la table ronde : Les associations comme producteur des biens communs

Bastien Guerry, Move Commons 

 

Olivier Sarrat, Animateur de la coopérative de pilotage du logiciel libre de gestion de projets humanitaires Sigmah
Antoine Petibon,Responsable du pôle programmes internationaux à la Croix Rouge, Direction des relations et opérations internationales. Utilisateur de Sigmah

 

Christian Quest, Open street map

 

Deuxième partie : Les associations, les communs et la culture numérique

Frédéric Sultan, Membre de l’association Vecam, Remix The Commons

 

Sébastien Broca, Sociologue, post-doctorant au Labex SITES
Auteur de "Utopie du logiciel libre : du bricolage à la réinvention  sociale"

 

Pierre-Carl Langlais, Wikimedia France